à propos

Né à Bruxelles en Belgique, je suis passionné de photographie depuis plus de 30 ans.

Mon premier reflex, je l’ai reçu en cadeau de mes grands-parents maternel à l’âge de 13 ans. J’ai photographié un peu tout et n’importe quoi jusqu’au tournant décisif : mon entrée à l’académie de photographie Constantin Meunier à Etterbeek, peu avant le nouveau Siècle. Là, j’ai réellement découvert la photographie. Et surtout cette vision du monde sans couleur : le noir et blanc !         

Le sentiment d’aller à l’essentiel, de montrer les choses telles qu’elles sont sans être « distrait », voire perturbé par l’artifice de la couleur, m’a immédiatement fasciné. 

Je n’ai même pas dû faire un choix. Le noir & blanc s’est imposé de lui-même.

Nous étions encore à l’époque de l’argentique. Les cours axés essentiellement sur la pratique, m’ont appris à développer mes bobines de films, tirer mes planches contacts et réaliser mes tirages RC et Baryté. J’ai énormément appris durant ces années de cours. J’ai découvert des maîtres de la discipline comme Henri Cartier-Bresson, Josef Koudelka, Robert Doisneau, Sebastião Salgado et bien d’autres ! Ils m’ont profondément marqué et ont contribué à forger mon œil et à ensuite trouver mon propre style. Quoi que je n’aime pas trop parler de style tant ce terme est réducteur et enfermant. Je préfère plutôt parler de perpétuelle évolution, de mutation, ou plus simplement, de chemin de vie de l’artiste. Cela me convient mieux.

La seule chose que je peux dire sans crainte de m’enfermer, tant cela fait partie de moi, c’est que mon terrain de jeu, c’est la rue ! 

Lieu de passage obligé, lieu de détente et parfois lieu de vie pour les plus démunis ; la rue, sociologiquement parlant, c’est un peu le baromètre, l’indicateur de la façon dont on vit dans ce petit monde qu’est une ville. Et plus généralement, de la société dans laquelle nous vivons. Pour ces raisons, la rue est pour moi une source intarissable d’inspiration et le plus formidable des spots photo. Au travers de mes images, je tente de montrer ma vision du monde. D’exprimer à l’aide de ce merveilleux médium, ce qui me touche, m’attriste, me révolte, me remplit de joie, me fascine. Mais aussi mon souci des plus infimes détails et subtilités de la vie. Un nombre écrit sur un mur, un panneau  faisant écho au nombre exact de personnages présents dans la scène photographiée. Un slogan écrit sur un t-shirt contrastant avec ce qui se joue etc. Toutes ces petites choses qui sont le piment de la vie, font partie de mon monde. Je les incorpore à mes images avec délectation et il me plait à croire qu’elles seront remarquées voire même appréciées.

Depuis peu, une nouvelle approche me séduit : la photographie couleur ! Je ne pensais jamais y venir mais l’intérêt que j’ai pour elle est sans cesse grandissant. Je n’abandonnerai pas le noir & blanc pour cela, mais je me poserai la question du choix du noir & blanc ou de la couleur pour chaque image. Ce qui n’était pas le cas auparavant. 

Le changement que cela implique est important. Je dois repenser mon regard, mon approche – on ne fait pas de la couleur comme on fait du n&b et inversement – mais surtout me renouveler ! Et cette perspective m’enthousiasme au plus haut point. Car s’il y a bien une chose que je déteste, c’est de m’enfermer dans une routine artistique, certes confortable, mais terriblement ennuyeuse. Et de surcroît contre-productive artistiquement parlant ! Mais laissons parler mes images maintenant.

Je vous souhaite de passer un agréable moment et si le cœur vous en dit, n’hésitez pas à me laisser un petit commentaire.

Yves